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La région

par Sergej Buchet, Viviane Calaora.
Mis à jour le mardi 7 juin 2011

La région du Tri-National de la Sangha

Comme son nom le suggère, ce paysage couvre trois pays et est traversé du nord au sud par la rivière Sangha. Le Tri-National de la Sangha (TNS) couvre une superficie de 28.000 km2 de forêt de basse altitude et comprend les trois parcs nationaux de Lobéké au Cameroun, de Dzanga-Ndoki en RCA et de Nouabalé-Ndoki au Congo ainsi que leurs zones tampons. Le processus de mise en place du fonds fiduciaire pour le Sangha Tri-National (“Fondation pour le Tri-National de la Sangha”) fut appuyé principalement par la Banque Mondiale/WWF Alliance pour la conservation des forêts et leur utilisation durable, GTZ, Wildlife Conservation Society (WCS), la Coopération française, l’AFD et le programme de l’USAID CARPE (Central African Regional Program for the Environment).

Il recèle de vastes étendues de forêt intacte, offrant une quasi intégrité écologique et abritant une des plus grandes populations de mammifères d’Afrique, en particulier d’éléphants et de gorilles.

Les perspectives de conservation sur une si grande zone sont particulièrement prometteuses, les aires protégées couvrant 21,5% du paysage avec des accords formels entre les trois pays concrétisés depuis 2000. Il existe un excellent potentiel pour le développement de l’écotourisme, en particulier pour l’observation de l’éléphant de forêt et du gorille, permettant de concentrer l’intérêt international sur le paysage. Le tourisme cynégétique qui a une forte valeur ajoutée économique est développé au Cameroun et en RCA, et a un potentiel considérable.

La partie centrafricaine couvre 4,644 km2, composée essentiellement du parc national de Dzanga-Ndoki, divisé en deux secteurs, Dzanga et Ndoki, et de la réserve spéciale de Dzanga-Sangha jouant le rôle de zone tampon entre les deux secteurs. Les deux unités d’aménagement dans la réserve spéciale de Dzanga-Sangha ne sont actuellement pas exploitées.

La composition végétale de ce paysage comprend la forêt de terre ferme semi-décidue, la forêt mono dominante à Gilbertiodendron, la forêt à Marantaceae, la forêt marécageuse, et la forêt ripicole à Uapaca. Plusieurs espèces à forte valeur commerciale présentes dans ce paysage figurent sur la liste rouge de l’IUCN des espèces menacées ou vulnérables, incluant afromosia, ebène, sipo, sapelli, et acajou. Les quatre aires protégées constituent un sanctuaire de première importance pour ces espèces à fort potentiel économique.

Le paysage abrite nombre des mammifères emblématiques d’Afrique tels que l’éléphant de forêt, le gorille de basse altitude de l’ouest, le bongo, le buffle de forêt et l’hylochère. Cela est partiellement dû à la présence de plus de 100 clairières (localement connues sous le nom de bais) où ces espèces se retrouvent, attirées par les sels minéraux et la végétation qui tapissent ces zones ouvertes dans la forêt.

La densité démographique du paysage est de 0,7 habitant/km2, mais la majorité de la population se concentre dans les centres urbains et les campements forestiers. Dans les parties centrafricaine et congolaise, environ 30% de la population est composée de divers groupes semi-nomades (Baka, Bambendzélé, Bangombé).

(Source : Rapport Patrimoine mondial dans le bassin du Congo, UNESCO 2010)



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